Conférence présentée dans le cadre des Petits-déjeuners Innovations, Bell Canada
7 juin 2002
Par Jean-Paul Lafrance, fondateur du Département de Communication – UQAM
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Il est de plus en plus difficile de prévoir l’évolution des systèmes de communication, même à moyen terme, en raison de l’établissement de la concurrence et de la fin du monopole, mais aussi en raison de l’imprévisibilité de la demande. Il n’y a pas si longtemps, il existait une certaine logique du développement technologique qui permettait aux dirigeants des grandes entreprises de Télécom, la plupart étant par ailleurs des ingénieurs, de planifier le développement des réseaux, la mise au point des services et même de prévoir la clientèle prévisible. Tel n’est plus le cas, je crois. Prenons un simple exemple, l’évolution du téléphone mobile. En France, il y a près de 60 % des adultes qui ont leur propre appareil; en Italie, davantage. Au Canada, nous sommes à 30 % ou a peu près. Pourquoi ? Je sais bien qu’il existe des raisons d’ordre réglementaire ou économique, dues à l’état du monopole, de la tarification, des normes techniques, etc, mais je pose l’hypothèse que si les écarts sont tellement grands, c’est qu’il doit bien y avoir des différences de comportements, de mentalités, de pratiques communicationnelles, sinon de culture entre les Canadiens, les Français, les Italiens, les Japonais…




